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Conférence : La gauche, réalités et perspectives
Casablanca, 1 juillet 2017

Contribution du Parti du Travail de Belgique (PTB)

Chers camarades, chers ami(e)s,

La semaine passé, la revue française de gauche L'Humanité Dimanche consacrait un article à la Belgique, et notamment à notre Parti du Travail de Belgique (PTB). Elle écrit: “La formation, qui se définit comme marxiste, a enclenché une dynamique; sa progression se confirme; ses horizons s'éclaircissent. Ses effectifs de militants ont fait un bond, passant de 2500 en 2008 à 10 000 en 2017. Elle a intégré les représentations électorales lors du scrutin communal de 2012 et aux législatives de 2014. Elle connaît une courbe ascendante dans les intentions de vote, passant de plus ou moins 5 % au sud du pays à près de 20 % aujourd'hui.” C'est à partir de ces constats-là que j'aimerais vous expliquer comment le PTB s'y est pris, comment le PTB s'est développé, avec quelles méthodes de travail,  dans quelles perspectives.
Le Parti du Travail de Belgique est depuis bien longtemps profondément impliqué dans la lutte des classes en Belgique. Nous sommes un parti de la classe ouvrière, nous nous sommes donc investi beaucoup dans le travail syndical.  Après 30 ans d'existence, nous avions construit quelque chose de solide, mais qui restait petit, avec assez peu d'impact sur la société, et nous étions arrivés à la conclusion que si nous continuions de la sorte, nous ne grandirions pas, nous stagnerions et serions incapables d'exercer un réel impact dans la société, et que nous ne pourrions pas gagner la bataille contre les idées néolibérales. On peut avoir raison, mais ce qui compte finalement c'est d'obtenir raison. Il nous faut obtenir des victoires, prouver que nous avons raison.
Au début des années 2000, nous avons fait une sérieuse introspection autour de ces questions et nous avons connu une crise au sein du parti, qui, au final, s’est avérée bénéfique.  Nous en avons conclu que nos idées étaient globalement correctes, mais que nous devions changer drastiquement notre façon de travailler.
Nous avons décidé de faire des problèmes sociaux notre principal objectif et de viser des petites victoires pour augmenter la confiance des gens, et pour stimuler les gens à avoir confiance en leur propre force. Il faut convaincre les gens qu’ils peuvent gagner, qu’ils ne sont pas condamnés à être vaincus, encore et encore.
Nous avons comme perspective le socialisme, la révolution socialiste. Mais nous pensons qu'il est important que dès maintenant les travailleurs se battent, s'organisent autour de réformes grandes et petites et où ils peuvent emporter des victoires. Et nous estimons qu'il est du devoir de notre Parti de stimuler, de soutenir et d'organiser ces luttes. Non seulement cela renforce les gens dans leur conscience, dans leur confiance en soi, dans leur force organisationnelle, mais cela leur permet aussi de voir dans la pratique que notre parti n'est pas comme les autres.
Ensuite, nous nous sommes plus ouverts aux autres, voir d'abord ce qui nous unit au lieu de chercher d'abord les points de divergences. Cela nous a permis de coopérer avec beaucoup d'autres mouvements, syndicats, associations, avec lesquelles nous avons parfois nombre de divergences d'opinion sur toute une série de questions.  Mais en nous concentrant davantage sur les problèmes sociaux et locaux, nous avons vu que nous pouvions nous rallier à beaucoup de gens.
La communication est aussi très importante, nous faisons des efforts pour parler au peuple dans un langage direct, qui parle à l'esprit, mais aussi aux tripes. Les partis traditionnels et les autorités utilisent souvent un langage de bois, incompréhensible aux communs des mortels.
Et puis sur le plan organisationnel, nous avons décidé d’être plus ouverts, d'assouplir les conditions d'adhésion et de différentier les niveaux d'engagement au sein de Parti.
Au-delà de ces changements et de leur nécessité, nos principes de base restent intacts. La philosophie fondamentale de notre parti est et reste le marxisme. Nous sommes un parti qui voit le socialisme comme notre objectif. Nous l’appelons le « socialisme 2.0 », comme une mise à jour du logiciel de votre ordinateur. Ce que Marx appelait la « lutte des classes » est la méthode la plus importante pour changer la société. Nous devons donc renforcer la force du parti dans la société, dans les syndicats, parmi les jeunes, dans les débats politiques ; non seulement au parlement, mais dans la société tout entière. Comme l’a dit Gramsci, nous voulons grandir dans la société pour faire progresser le combat des idées, pour défier le pouvoir établi. Le succès électoral est un objectif à atteindre, mais n’est pas notre objectif principal.
Nous sommes conscients que le changement est une lutte sur le long terme, mais nous la menons tous les jours. Concrètement, sur le terrain, dans les usines, les quartiers. Notre priorité reste les entreprises, surtout les grandes entreprises qui sont souvent décisives dans la lutte de classe, où nos militants s'investissent à fond dans le travail syndical. Et parfois, le monde ouvrier obtient de grandes victoires. Il n'y a pas de fatalité. En 1997, on annonçait la fermeture de l'usine sidérurgique des Forges de Clabecq. Il s'agissait d'une entreprise bien moins moderne et performante que certaines autres qui ont été fermées. Aujourd'hui, elle continue à tourner avec 600 travailleurs… 20 ans après l'annonce de la fermeture. L'usine Volkswagen de Forest, commune bruxelloise, qui était condamnée à la fermeture, continue à tourner aujourd'hui sous la bannière du groupe Audi également après un long combat. C’est la lutte des ouvriers, des syndicats, qui a permis ces victoires. Et nos militants sont à fond engagés dans ce combat syndical.
Sur d’autres terrains aussi, il y a des victoires. Permettez-moi de parler de deux succès très concrets, très récents : le retrait d’une taxe impopulaire et l’annulation d’une mission commerciale belge vers Israël. 
Le premier succès est celui de la Turteltaxe. C’est ainsi que le parti avait baptisé cette taxe injuste.  A l’honneur, ou au déshonneur, du ministre Turtelboom, responsable du dossier. Je vous en parle parce que c'est vraiment un fantastique succès pour notre parti, pour les près de 20 000 citoyens qui ont mené ce combat avec nous. Ce procès n’est que l’aboutissement d’une longue lutte. Mais ce procès prouve que l'action est payante. La véritable force vient d'en bas.
Mais commençons par le début. Le 16 octobre 2015, le gouvernement flamand de droite, composé de nationalistes, libéraux et sociaux-chrétiens, a introduit cette nouvelle taxe sur l'électricité. Auparavant, le gouvernement avait été très généreux avec des subsides pour les panneaux solaires. Les grands capitalistes en ont bien profité et touchaient des millions d'€ pour leurs parcs de panneaux solaires. Pour combler le trou budgétaire, la ministre libérale Turtelboom, en charge de cette matière, proposait alors une taxe de 100 euros par ménage.
Le PTB et son responsable énergie, Tom De Meester, ont immédiatement dénoncé cette taxe, la nommant Turteltaxe. Le gouvernement flamand avait appelé cette taxe « prélèvement énergétique pour le financement des frais relatés à l'énergie des autorités flamandes », mais très vite tout le monde reprenait le terme « Turteltaxe ».Au début, la ministre trouvait cela amusant qu'on utilise son nom, mais son sourire s'est très vite transformée en grimace.
Le président du PTB, Peter Mertens, déclarait que nous n'allons pas nous reposer tant que cette taxe injuste n'était pas supprimée. Le PTB a lancé une pétition contre la taxe qui a finalement été signée par 40 000 personnes.
En février 2016, le PTB a organisé un rassemblement de protestation pour exiger le remboursement de la taxe. 3 000 personnes y assistaient. Beaucoup avaient mis une perruque ressemblant à la chevelure très particulière de la ministre.
Cette campagne est devenue très populaire et le gouvernement a commencé à s'en inquiéter. Il a même acheté le nom de domaine « www.turteltaks.be » pour faire en sorte que les personnes cherchant de l'info sur google tombe sur le site du gouvernement flamand. Immédiatement, le PTB a acheté les noms de domaine « www.turteltaks.info », « www.turteltaks.org », etc. De sorte que celui qui cherchait de l'info sur la Turteltaxe retombait à nouveau sur le site du PTB.
Le succès de la campagne n’a cessé de croître. Le 29 avril 2016, la ministre a du démissionner. Une nouvelle victoire mais la taxe était maintenue. Le PTB a donc continué sa campagne. Pour exiger la suppression de la taxe. Deux semaines plus tard, le PTB a introduit un recours auprès de la Cour Constitutionnelle, rejoint par 20 000 citoyens. Nos juristes étaient arrivés à la conclusion que la taxe était anticonstitutionnelle car on ne peut pas taxer un bien ou un service deux fois. Et le gouvernement fédéral avait déjà levé une taxe sur l'énergie. Le 8 mars 2017, l'affaire était plaidée. Une organisation pour la défense des consommateurs avait également introduit un recours.
Le 22 juin dernier, la Cour donnait raison au PTB, la taxe est supprimée. Nous ne doutons pas un instant que la mobilisation a eu un impact important sur le jugement de la Cour.
Prenons, maintenant un deuxième exemple. Cela fait des dizaines d'années que le PTB soutient la cause palestinienne avec des centaines d'actions, manifestations, pétitions, brigades de solidarité etc. Mais souvent avec peu de résultat tangible. Notre impact sur la politique belge en la matière était quasiment nul. Nous avons donc réfléchi à la manière d'appliquer nos principes, notre renouveau également en cette matière.
Pendant l'été 2014, Israël a effectué une attaque meurtrière sur Gaza. A ce moment, nos parlementaires apprenaient que la Belgique avait planifiée une mission économique en Israël à la fin de l'année 2014. Immédiatement, nous publions un communiqué déclarant qu'il serait infâme de maintenir cette mission. Le gouvernement bruxellois, composé de socialistes, démocrates chrétiens et chauvins francophones, déclarait par la voix de la ministre Frémault que « la mission est maintenue, car elle n'a rien de politique ». En réaction, toujours en pleine agression israélienne, nous lancions une pétition demandant la suppression de la mission et la fermeture des bureaux commerciaux belges à Tel Aviv.  Au bout de 7 semaines, après 11 000 signatures, plusieurs actions dont une veillée en l'honneur des victimes palestiniennes rassemblant 800 personnes, le gouvernement annonce le « report » de la mission.
Une victoire peut en entraîner d'autres. Nous avions mené la campagne contre les missions économiques en Israël notamment sur le célèbre marché de Molenbeek, visitée chaque semaine par des milliers de Bruxellois. Et, ensemble avec notre conseiller communal Dirk De Block, nous avons soumis au conseil communal une résolution demandant d'exclure des marchés publics les firmes impliquées dans l'occupation de la Palestine. Très vite la majorité communale composée de libéraux, verts et démocrates-chrétiens s'est fissurée sur la question. Des juristes amis ont élaboré une clause juridique à inclure dans le règlement communal en matière d'appels d'offres publiques. En même temps, nous avons continué à sensibiliser et mobiliser la population. Le 25 avril dernier, sous la pression populaire, le conseil communal a voté presqu'à l'unanimité la résolution.
A travers ces campagnes, nous combattons le fatalisme, nous dirigeons la colère des travailleurs contre le capital monopolistique, le système capitaliste et impérialiste. Nous mobilisons, sensibilisons et organisons les travailleurs en leur disant « nous n'allons pas résoudre le problème pour vous, mais nous allons le résoudre ensemble ». En même temps, nous introduisons des débats de société, déplaçons les lignes du débat. Nous faisons avancer le débat des idées.
Laissez-moi vous parler, enfin, des mœurs politiques en Belgique, et comment notre parti se comporte en la matière, comme un parti du peuple. Depuis décembre 2016, les unes des journaux belges ne parlent que de scandales, de corruption, de politiciens se remplissant les poches, souvent avec de l’argent public. Les affaires n’en finissent pas. A Bruxelles, le bourgmestre de Bruxelles Ville prenait même de l’argent destiné aux plus faibles, les personnes sans domicile fixe. C’est révoltant. Cela démontre que le système est pourri. Qu’il induit la corruption.
Pour le PTB, il faut des mesures fortes. Tous les politiciens doivent rendre publics leurs rémunérations tant publics que privés. Nous voulons qu’absolument tout soit transparent. Nous voulons que toutes les cartes soient mises sur la table. Stop aux profiteurs ! Et c’est possible techniquement. Même tout de suite.
Nous voulons des politiciens qui servent le peuple au lieu de se service soi-même. Notre exemple à suivre est la ville de Barcelone de Ada Colau. Une des premières mesures prises par la toute fraîche bourgmestre Ada Colau lorsqu’elle a pris ses fonctions a été de diminuer drastiquement son propre salaire de bourgmestre, le faisant passer de 8 000 à 2 000 euros. Au PTB, nos parlementaires et tous les autres élus et mandataires vivent avec le salaire qu'ils avaient avant leur élection (règle interne au parti). Cela représente plus ou moins l'équivalent du salaire médian, un salaire moyen de travailleur (entre 1 700 et 2 000 euros net). Au parlement bruxellois, un de nos parlementaires, Youssef Handichi, d'origine marocaine, était chauffeur de bus. Comme parlementaire, il a gardé le même salaire, il ne gagne pas un € en plus. Le reste il le donne au Parti. C’est important. Nous croyons que si l’on ne vit pas comme on pense, on finit, très vite, par penser comme on vit. Les travailleurs apprécient beaucoup cette attitude et c'est une des raisons de la confiance que beaucoup de travailleurs nous accordent.
Le PTB veut plus d'étique, de transparence en de contrôle populaire en politique. En février dernier, le PTB avait déposé une proposition de loi au Parlement pour rendre publiques toutes les rémunérations que touchent les politiciens, tant pour leurs mandats publics que pour leurs mandats privés. Mais les partis traditionnels ont bloqué cette proposition de loi. Pour soutenir cette revendication, le PTB lance maintenant une campagne de pétition. Les partis au pouvoir préfèrent garder leurs revenus secrets. Nous appelons la population à protester massivement et à signer la pétition. Il faut que la pression soit exercée d’en bas, ce n’est que de cette manière que nous pourrons obtenir un véritable renouveau politique.
Qu’il s’agisse de luttes sociales, économiques, écologiques ou autres, notre message aux gens est le même : Ne vous laissez pas faire, prenez votre sort en mains, organisez-vous dans les syndicats, dans les comités de quartier, dans les partis politiques qui proposent une vraie rupture. Il faut construire un autre monde pour nos enfants et c'est maintenant que ça commence. C'est ça, la politique autrement.
Depuis la crise de 2008, de plus en plus de couches dans la société sentent qu'il y a quelque chose de pourri dans la société capitaliste. Ils cherchent une alternative. Une partie se tourne vers des partis anti-establishment de droite populiste et d'extrême droite et raciste. Nous pensons avoir pu capter une partie de se mécontentement pour une alternative de gauche. Chose que nous n'aurions probablement pas pu faire sans ce renouveau dans notre parti.
Chers camarades, les défis sont nombreux. Permettez-moi, pour conclure, de vous présenter toute ma solidarité dans le combat pour une société juste et véritablement démocratique. La solidarité internationale et l’internationalisme restent des points cardinaux de notre parti. Ce n’est qu’ensemble, en s’organisant, se mobilisant, qu’on changera de société, de logiciel.
 وفي يلي ترجمة عن غوغل 
مساهمة من حزب العمال البلجيكي (PTB)


الرفاق الأعزاء، صديقي العزيز

الأسبوع الماضي، مجلة اليسار الفرنسي للبشرية الأحد مقالا في بلجيكا، بما في ذلك حزب العمال لدينا "بلجيكا (PTB). وتقول: "إن التدريب، الذي يعرف بأنه ماركسي، أطلقت دينامية. ويؤكد التقدم. آفاقه سطع. موظفيها من نشطاء ارتفع من 2500 في عام 2008 إلى 10000 في عام 2017. وانضمت إلى التمثيل الانتخابي في الانتخابات البلدية عام 2012 والتشريعية 2014 وقالت انها تعرف اتجاها تصاعديا في استطلاعات الرأي، ويمر زائد أو ناقص 5٪ في الجنوب إلى ما يقرب من 20٪ اليوم. "هو من هذه الملاحظات ثم أود أن أشرح كيف ذهب PTB عن ذلك، كيف PTB الصورة" تم تطويرها، والتي أساليب العمل، الذي وجهات النظر.
حزب العمال البلجيكي هو وقت طويل ضالعة بشكل عميق في الصراع الطبقي في بلجيكا. نحن حزب الطبقة العاملة، وقد استثمرنا كثيرا في العمل النقابي. بعد 30 سنة من وجودها، وقد بنينا شيئا صلبا، ولكن بقيت صغيرة، مع تأثير ضئيل نسبيا على المجتمع، ووصلنا إلى استنتاج مفاده أنه إذا واصلنا بهذه الطريقة، ونحن لا grandirions، نحن الركود وسيكون غير قادر على أن يكون لها تأثير حقيقي في المجتمع، وأننا لا يمكن كسب المعركة ضد الأفكار الليبرالية الجديدة. قد يكون على حق، ولكن ما يهم في نهاية المطاف هو الحصول على حق. لدينا للحصول على انتصارات تثبت أننا على حق.
في 2000s في وقت مبكر، قدمنا ​​التأمل خطير على هذه القضايا ونحن قد شهدت أزمة في الحزب، التي أثبتت في النهاية بالفائدة. استنتجنا أن أفكارنا كانت كافية عموما، ولكن اضطررنا إلى تغيير جذري في الطريقة التي نعمل بها.
قررنا أن نجعل القضايا الاجتماعية هدفنا الرئيسي وتهدف لتحقيق انتصارات صغيرة لزيادة ثقة الناس وتحفز الناس على الثقة في قوتهم. يجب أن نقنع الناس أنهم قادرون على الفوز، لا يتم محكوم عليهم أن يهزم مرارا وتكرارا.
نعتبر الاشتراكية، والثورة الاشتراكية. ولكننا نعتقد أنه من المهم الآن أن العمال القتال، ويتم تنظيمها حول الإصلاحات الكبيرة والصغيرة، وحيث يمكن تحقيق انتصارات. ونحن نعتقد أن هذا هو واجب حزبنا إلى تشجيع ودعم وتنظيم هذه الصراعات. ليس فقط أن يقوي الناس في وجدانهم، ثقتهم في قوة تنظيمية، ولكن أيضا يسمح لهم ان يروا في ممارسة حزبنا ليس مثل الآخرين.
ثم نحن أكثر انفتاحا على الآخرين، لأول مرة نرى ما يوحدنا بدلا من السعي لأول مرة نقاط الاختلاف. وهذا ما سمح لنا للتعاون مع العديد من الحركات الأخرى، والنقابات، والجمعيات، والتي نحن في بعض الأحيان عدد من الاختلافات في الرأي حول مجموعة متنوعة من القضايا. ولكن من خلال التركيز أكثر على القضايا الاجتماعية والمحلية، رأينا أننا يمكن الالتفاف حول الكثير من الناس.
التواصل هو أيضا مهم جدا، ونحن نبذل الجهود المبذولة لمعالجة الناس بلغة مباشرة أن يتحدث إلى العقل ولكن أيضا الشجاعة. الأحزاب التقليدية والسلطات غالبا ما تستخدم لغة خشبية، غير مفهومة إلى البشر العاديين.
وتنظيميا، قررنا أن تكون أكثر انفتاحا، لتخفيف شروط الانضمام وللتمييز مستويات المشاركة داخل الحزب.
ما وراء هذه التغييرات وضرورتها، تبقى الأساسيات لدينا سليمة. الفلسفة الأساسية لحزبنا هو وتبقى الماركسية. نحن حزب الذي يرى الاشتراكية وهدفنا. ونحن نسميها "الاشتراكية 2.0" كتحديث برامج الكمبيوتر. ما يسميه ماركس "الصراع الطبقي" هو أهم طريقة لتغيير المجتمع. يجب علينا تعزيز قوة الحزب في المجتمع والنقابات وبين الشباب، في المناقشات السياسية. ليس فقط في البرلمان، ولكن في المجتمع ككل. كما قال غرامشي، نحن ننمو في المجتمع للنهوض صراع الأفكار، تحدي السلطة القائمة. النجاح الانتخابي هو الهدف، ولكنها ليست هدفنا الرئيسي.
 ونحن ندرك أن التغيير هو صراع على المدى الطويل، ولكن نحمل كل يوم. على وجه التحديد، في هذا المجال، في المصانع والأحياء. تبقى أولويتنا الشركات، لا سيما الشركات الكبيرة التي غالبا ما تكون حاسمة في الصراع الطبقي، حيث تشارك أعضائنا تماما في العمل النقابي. وأحيانا يحصل العمال على انتصارات كبيرة. لا يوجد وفيات. في عام 1997، أعلنت إغلاق مصنع للصلب من Clabecq. وكان أقل بكثير شركة حديثة وفعالة أن البعض الآخر أغلقت. اليوم، فإنه لا يزال لتحويل مع 600 عامل ... بعد 20 عاما من إعلان الإغلاق. مصنع فولكس واجن في غابة، بروكسل البلدية، الذي كان محكوما عليه إغلاق، يستمر تشغيل اليوم تحت لواء مجموعة أودي أيضا بعد معركة طويلة. هذا هو النضال من العمال والنقابات العمالية، التي سمحت لهؤلاء انتصارات. وتشارك أعضائنا تماما في هذا النضال النقابي.
في مجالات أخرى أيضا، هناك انتصارات. اسمحوا لي أن أتحدث عن اثنين من نجاحات ملموسة جدا، حديثة جدا: إزالة ضريبة التي لا تحظى بشعبية وإلغاء بعثة تجارية البلجيكية إلى إسرائيل.
نجاح الأول هو أن من Turteltaxe. وهكذا فإن الحزب قد دعا هذه الضريبة غير عادلة. لتكريم أو العار، وزير Turtelboom مسؤولة عن الملف. أنا أذكر ذلك لأنه هو في الحقيقة نجاح رائع لحزبنا منذ ما يقرب من 20 000 مواطنين الذين قادوا هذه المعركة معنا. هذه المحاكمة ليست سوى تتويجا لنضال طويل. ولكن هذه التجربة تثبت أن العمل لا يخلو. القوة الحقيقية تأتي من أسفل.
ولكن قبل كل شئ. في 16 تشرين الأول 2015، الحكومة اليمينية الفلمنكية تتألف من القوميين والليبراليين والاشتراكيين مسيحي، قدم هذا ضريبة جديدة على الكهرباء. في وقت سابق، أن الحكومة كانت سخية جدا مع دعم لألواح الطاقة الشمسية. وقد اتخذت كبار الرأسماليين ميزة وتطرق ملايين € لمزارعهم من الألواح الشمسية. لملء الحفرة الميزانية، وزير الليبرالي Turtelboom المسؤول عن هذه المسألة، ثم اقترح 100 في الضرائب المنزلية.
وPTB والطاقة مدير، توم دي ميستر، ندد على الفور الضرائب، واصفا إياه Turteltaxe. الحكومة الفلمنكية تسمى ضريبة "ضريبة الطاقة لتكاليف التمويل وروى لطاقة السلطات الفلمنكية"، لكنه استغرق قريبا الجميع حتى مصطلح "Turteltaxe". وفي البداية، وجد أنها مسلية وزير أن الاستخدامات تم تحويل اسمه، ولكن ابتسامته بسرعة إلى كشر.
رئيس PTB، بيتر ميرتينز، أعلن أننا لن يهدأ لها بال حتى لم يتم إزالة هذه الضريبة غير عادلة. أطلقت PTB عريضة ضد الضريبة التي تم توقيعها أخيرا بنسبة 40 000 شخصا.
في فبراير 2016، نظمت PTB مسيرة احتجاجية للمطالبة باسترداد الضريبة. حضر 3000 شخص. وكان العديد وضع الشعر وزير خاصة جدا مثل شعر مستعار.
أصبحت هذه الحملة شعبية جدا وبدأت الحكومة ما يدعو للقلق. حتى انه اشترى نطاق "www.turteltaks.be" للتأكد من أن الأشخاص الذين يلتمسون المعلومات على جوجل يسقط على الموقع الإلكتروني للحكومة الفلمنكية و. على الفور، اشترى PTB أسماء النطاقات "www.turteltaks.info"، "www.turteltaks.org" الخ. لذلك كل من كان يبحث عن معلومات على Turteltaxe سقط مرة أخرى على الموقع PTB.
نجاح حملة يتزايد. في 29 نيسان عام 2016، وكان وزير إلى الاستقالة. واستمر النصر آخر ولكن الضريبة. واصلت PTB حملته الانتخابية. للمطالبة بإزالة الضريبة. بعد أسبوعين، وقد ناشد PTB إلى المحكمة الدستورية والتي شاركت فيها 20،000 المواطنين. كان لدينا محامين خلصت إلى أن الضرائب غير دستورية لأنه لا يمكن فرض ضرائب على سلعة أو خدمة مرتين. والحكومة الاتحادية قد أثارت بالفعل ضريبة على الطاقة. في 8 مارس 2017 وقيل القضية. وناشد أيضا منظمة للدفاع عن المستهلكين.
يوم 22 يونيو، أصدرت المحكمة سببا لPTB، تتم إزالة الضرائب. ونحن لا نشك لحظة أن حشد كان له تأثير كبير على الحكم الصادر عن المحكمة.
تنظر الآن المثال الثاني. انها كانت عقود PTB يدعم القضية الفلسطينية مع مئات من الإجراءات والمظاهرات والعرائض، وألوية التضامن الخ ولكن في كثير من الأحيان مع نتيجة ملموسة. وكان لدينا تأثير على السياسة البلجيكية في هذا الشأن لا شيء تقريبا. حتى ظننا حول كيفية تطبيق مبادئنا، ونحن التجديد أيضا في هذه المسألة.
 في صيف عام 2014، شنت اسرائيل هجوم على غزة. في هذا الوقت، علمت البرلمانيين لدينا أن بلجيكا قد خططت لبعثة اقتصادية إلى إسرائيل في نهاية عام 2014. وعلى الفور، نقوم بنشر بيان صحفي تفيد أنه قد يكون سيء السمعة للحفاظ على هذه المهمة. الحكومة بروكسل تتألف من الاشتراكيين والديمقراطيين المسيحيين والشوفينيين الفرنسية، التي أعلنتها صوت FREMAULT الوزير أن "الحفاظ على مهمة لأنها ليست سياسية". وردا على ذلك دائما العدوان الإسرائيلي الكامل، أطلقنا على عريضة تدعو إلى إلغاء المهمة وإغلاق مكاتب تجارية البلجيكية في تل أبيب. بعد 7 أسابيع، بعد 11000 التوقيعات، عدة إجراءات، بما في ذلك الوقفة الاحتجاجية تكريما لضحايا الفلسطينية تجمع 800 شخص، أعلنت الحكومة عن "تقرير" بعثة.
فوز يمكن أن يؤدي إلى الآخرين. كنا قد قاد حملة ضد البعثات الاقتصادية في إسرائيل بما في ذلك السوق الشهير مولينبيك، زار أسبوعيا الآلاف من بروكسل. وجنبا إلى جنب مع شركائنا في المجلس المحلي ديرك دي بلوك، قدمنا ​​إلى المجلس البلدي قرارا يطلب استبعاد شركات المشتريات تشارك في احتلال فلسطين. قريبا الأغلبية الطائفية يتكون من الليبراليين، وتصدع حزب الخضر والحزب المسيحي الديمقراطي بشأن هذه المسألة. وضعت الأصدقاء المحامين شرط قانوني ليتم تضمينها في اللوائح البلدية بشأن المناقصات العامة. في نفس الوقت، واصلنا لرفع مستوى الوعي وتعبئة السكان. في 25 نيسان، تحت الضغط الشعبي، صوت مجلس مدينة بالإجماع تقريبا القرار.
من خلال هذه الحملات، نحن نقاتل القدرية، نوجه غضب العمال ضد رأس المال الاحتكاري، الرأسمالي والنظام الإمبريالي. نحن تعبئة وتثقيف وتنظيم العمال، قائلا "نحن لن يحل مشكلة بالنسبة لك، ولكننا لن حلها معا". في الوقت نفسه، ونحن نقدم النقاش الاجتماعية، نقل خطوط النقاش. نحن نتقدم في نقاش الأفكار.
اسمحوا لي ان اقول لكم، أخيرا، من الأعراف السياسية في بلجيكا، وكيف له حزبنا في هذه المسألة، كحزب الشعب. منذ ديسمبر كانون الاول عام 2016، بعض الصحف البلجيكية تتحدث فقط من الفضائح والفساد والسياسيين ملء جيوبهم، في كثير من الأحيان مع المال العام. الحالات تنتهي أبدا. في بروكسل، عمدة مدينة بروكسل حتى تأخذ المال للضعفاء والمشردين. انها مقززة. هذا يدل على أن نظام فاسد. أنه يدفع الفساد.
لPTB، فإنه يأخذ تدابير قوية. وينبغي لجميع الساسة رواتبهم العامة القطاعين العام والخاص. نحن نريد كل شيء شفاف. نريد كل الأوراق على الطاولة. وقف قوت! وأنه من الممكن من الناحية الفنية. حتى الآن.
نريد السياسيين الذين يخدمون الشعب بدلا من الخدمة الذاتية. لدينا يحتذى هي مدينة برشلونة أدا كولاو. كان واحدا من التدابير الأولى من قبل عمدة أدا كولاو جديدة اتخاذها عند توليها السلطة للحد من بتسليمهم راتب بلده من رئيس البلدية، وفاة من 8 000-000 2. في PTB، ونحن البرلمانيين وغيرهم من الممثلين المنتخبين ويعيش مع الراتب كان لديهم قبل انتخابهم (القاعدة الداخلية للحزب). هذا هو تقريبا ما يعادل متوسط ​​الدخل، وهو عامل من متوسط ​​الأجر (بين 1700 و 2000 يورو). في البرلمان بروكسل، واحدة من البرلمانيين لدينا، يوسف Handichi، من أصل مغربي، كان سائق الحافلة. وباعتبارها نائبة برلمانية، ولكنه احتفظ على نفس الراتب، وقال انه لا يفوز € أكثر. بقية انه يعطي للحزب. مهم. ونحن نعتقد أنه إذا كنا لا نعيش كما نفكر، ونحن في نهاية بسرعة كبيرة عن طريق التفكير مثل حياة واحدة. عمال نقدر كثيرا هذا الموقف وهذا هو أحد أسباب الثقة أن العديد من العمال في الولايات المتحدة.
وPTB يريد مزيدا من الأخلاق، والشفافية في سياسة الرقابة الشعبية. في فبراير الماضي، ان PTB قدمت مشروع قانون في البرلمان لجعل العامة جميع الرسوم المحصلة من قبل السياسيين، سواء في الوظائف العامة لمدة ولاية خاصة بهم. ولكن الأحزاب التقليدية قد منعت هذا القانون. لدعم هذا الادعاء، وPTB الآن بإطلاق حملة عريضة. تفضل الأحزاب الحاكمة للحفاظ على الإيرادات أسرارهم. ندعو السكان للاحتجاج على نطاق واسع والتوقيع على العريضة. فإنه يأخذ الضغوط التي تمارس من أسفل، أنها ليست سوى بهذه الطريقة نتمكن من الحصول على تجديد سياسي حقيقي.
 سواء النضالات الاجتماعية والاقتصادية والبيئية أو غيرها، لدينا رسالة إلى الشعب هو نفسه: لا تدع لهم اتخاذ مصيرك بين يديك، هل تنظم في النقابات، في لجان الحي، في الأحزاب السياسية التي تقدم قطيعة حقيقية. يجب علينا بناء عالم آخر لأطفالنا والآن يبدأ. هذا هو السياسة بشكل مختلف.

منذ أزمة عام 2008، المزيد والمزيد من الطبقات في المجتمع يشعر بأن هناك شيئا فاسدا في المجتمع الرأسمالي. إنهم يسعون بديل. جزء يتحول إلى الأطراف المناهضة للمؤسسة من اليمين الشعبوي واليمين المتطرف والعنصرية. ونحن نعتقد أننا تمكنا من التقاط بعض الاستياء عن بديل الأيسر. شيء أننا ربما لن يكون القيام بذلك من دون تجديد في حزبنا.
أيها الرفاق تحديات كثيرة. اسمحوا لي في الختام، إلى تقديم تضامني في الكفاح من أجل مجتمع ديمقراطي عادل وحقا. التضامن الدولي والأممية هي النقاط الأساسية لحزبنا. معا فقط، وتنظيم والتعبئة ونغير شركة برمجيات.





 

الكاتب "نورالدين رياضي"

نور الدين رياضي مناضل نقابي وحقوقي طرد تعسفيا من عمله بالشركة المركزية للمشروبات الغازية "كوكا كولا" بتاريخ 14/05/2007 عقب المعركة النضالية التي خاضها العمال تحت لواء المكتب النقابي الذي كان رياضي كاتبه العام من أجل المطالب الإجتماعية والحريات النقابية والدفاع الحق المشروع للعمل النقابي.، كما يمكنكم متابعتي عبر المواقع

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